J’ai rencontré …. Raymond Tissier
Dépositaire d’un savoir-faire qui se perd dans la nuit des temps, il vit toujours à Saint-Privé où il a exercé son talent durant 57 années.
Un photographe a gravé cette image de Raymond Tissier, assis devant son établi et revêtu d’un tablier de cuir. Il tient d’une main sûre, une sorte de grosse aiguille appelée alène, servant à coudre le cuir des harnais fabriqués pour les chevaux. Il est l’un des tout derniers bourreliers de la région Puisaye-Forterre et je ne peux m’empêcher de penser que le personnage est à lui seul la mémoire d’une corporation détentrice d’un vrai savoir-faire, le témoin oublié d’une étape-charnière de notre histoire. Il raconte son métier, sa passion, ses outils, ses souvenirs, avec nostalgie mais aussi une grande fierté. (à suivre)
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